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N-24-013-001

  • Recherche textuelle
  • Brèves
  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.















PERSPECTIVES NIGÉRIENNES .


Edité par le CENTRE D’INFORMATION DU NIGER


13 , Boulevard Haussmann - Paris IX ème


Novembre 1967


MENSUEL n° 13


SOMMAIRE


Le Président Diori de retour à Niamey


1


Décentralisation administrative


1


Le bassin du lac Tchad


2


Activités de la BDRN


2


La culture cotonnière


3


Comment investir au Niger


3


L’ENA


4


Connaissance du Niger


5


Nouvelles brèves


5


Philatélie


6

LE PRESIDENT DIORI DE RETOUR A NIAMEY


De retour à Niamey , le Président de la République du Niger , s’adressant à la presse , a souligné la forte impression que lui a fait le développement économique des Etats-Unis et du Canada qu’il vient de visiter successivement .


Le Chef de l’Etat s’est particulièrement intéressé à tous les problèmes qui peuvent rappeler ceux de son pays et a notamment constaté les bienfaits de l’irrigation dans une région telle que l’Arizona pays aride qui rappelle à mains égards le Niger ; il en a tiré la conclusion , qu’un en a tiré la conclusion , qu’un jour , grâce à l’énergie bon marché , il serait possible au Niger de puiser dans le sous-sol et dans les fleuves l’eau indispensable à la transformation des conditions de l’agriculture .


Quant aux contacts qu’il a eus aux Etats-Unis , le Président Diori a indiqué qu’il avait entretenu ses interlocuteurs de l’Organisation Commune Africaine et Malgache , du Conseil de l’Entente et plus particulièrement du Fonds d’Entraide et de Garantie créé au sein de cette organisation .


Au Canada , ou il inaugurait officiellement la journée nationale de son pays à l’Exposition Universeille de Montréal , le Chef de l’Etat nigérien a rendu hommage à l’oeuvre des Canadiens au Niger et a formulé le souhait que à la suite de l’exposition et après cette prise de contact , la coopération entre les deux devienne "encore plus étroite et plus féconde ".


. . . EST PASSE PAR PARIS


Lors de son dernier passage à Paris , en octobre dernier , le Président Diori a été reçu par M. Pompidou , premier ministre français .


A cours de cet entretien , le Chef de l’Etat nigérien a surtout soulevé les problèmes intéressant la coopération entre la France et les Etats africaines francophones , et a insisté sur la nécessité de rénover les moyens de cette coopération .


Le Président Diori propose en effet un système différencié selon le degré d’évolution des différents Etats . Pour les Etats connaissant un développement supérieur à celui des outres , il suggère que le système de dons et de subventions soit remplacé par des prêts . D’une manière générale , le Chef de l’Etat estime qu’avec des moyens comparables on pourrait faire davantage pour l’ensemble des Etats bénéficiante de la coopération .

POLITIQUE DE DECENTRALISATION ADMINISTRATIVE


Du 26 au 28 octobre s’est tenue à Niamey une conférence réunissant tous les hauts fonctionnaires du Niger , sur ""la Réforme Administrative et de le Développement ".


A cette occasion le Président Diori a déclaré :

" Lorsqu’en 1964 , j’exposais à la nation les grandes options des perspectives décennales , je ne manquais pas de souligner fortement le choix fondamental d’une véritable promotion de l’homme nigérien .
"Je faisais ressortir , a poursuivi le Chef de l’Etat , qu’il n’est pas possible de réaliser pareille promotion -et par voie de conséquence le développement du pays - sans la participation réelle , active et volontaire des populations à la base .
"C’est dans la vision de ces principes essentiels , a-t-il souligné , que le parti et le gouvernement ont décidé d’appliquer en matière d’administration publique une politique de large décentralisation
."


L’objectif premier de cette conférence , comme l’a démontré le Président Diori était avant tout de faire le point de la situation depuis que la réforme administrative a remplacé , le 1° octobre 1965 , la législation antérieure .


Une telle mise au point importante car le Niger en ce moment même met en chantier son second plan quadriennal .


Cependant , si dans les interventions , les services de l’Etat , à quelque niveau que ce soit , "doivent être guidés par le souci constant du respect de l’autonomie des collectivités territoriales ,
" le pouvoir central conserve toujours la responsabilité ultime du bien-être général de la nation"
" a conclu le Président Diori qui a ajouté ; " Quant aux erreurs , il y n’y a que ceux qui ne font jamais rien qui en soient exempts " . .

PREMIERS REUNION DES RIVERAINS DU LAC TCHAD


La première réunion pour 1967 de la Commission du Bassin du Lac Tchad s’est tenu à Fort - Lamy du 23 au 27 septembre .


Cette commission regroupe les quatre pays riverains , Tchad , Cameroun , Niger et Nigeria .


Les délégués présents ont étudié en commun les rapports des directeurs des projets de l’UNESCO et de la F.A.O.


Le projet de la FAO , adopté à Niamey lors de la seconde réunion 1966 de la Commission , met en oeuvre l’étude des ressources en eau du bassin du lac Tchad en vue d’y développer l’agriculture , l’élevage et la pêche . Le financement de ce projet s’élève à 15.000.000 de francs française . Ce projet complète l’étude hydrologique de l’UNESCO , d’un montant de 2.500.000 F. , qui fut approuvé en juillet 1966 .


D’autre part , les délégués ont eu à examiner le problème de l’harmonisation des transports , les travaux d’étude pour l’établissement d’une carte regroupant les besoins des Etats riverains , enfin les graves problèmes posés par la mouche tsé-tsé et son éradication .


La mise en application des résolution prises au cours de cette réunion va permettre l’augmentation substantielle du niveau de vie de 4 millions d’habitants qui vivent dans un polygone de 540.000 kilomètres carrés , soit une superficie égale à celle de la France , délimité par la convention de Fort - Lamy du 21 mai 1964 .

ACTIVITES DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT DU NIGER


Le rapport d’activités de la Banque de développement de la République du Niger (B.D.R.N.) vient de paraître et confirme les prévisions optimistes formulées l’année dernière .


Le chiffre d’affaires est en augmentation de 26% passant de 6.289.249 F.F. en 1965 à 7.964.472 francs en 1966 .


Depuis sa création , les crédits à moyen et long termes distribués par la Banque s’élèvent à 23.658.490 F.F. et ont été répartis entre les secteurs :


- immobilier . . . . .33.2%


- opérations spéciales avec l’Etat . . . 33


- équipement hôtelier . . . 6,4


- équipement commercial . . . 0,3


- équipement agricole . . . 0,3


Parmi les principaux dossiers financés en 1966 , on retient la construction d’une nouvelle briqueterie , d’une savonnerie , des magasins Pariscoa .


Les participations de la B.D.R.N. atteignaient , au 30 septembre 1966 , 4.564.943 F.F. contre 4. 368.175 F. en 1965 . Elles recouvrent environ 10% des capitaux des sociétés intéressées . Ainsi , le caractère de Banque de développement de la b.d.r.n. s’affirme-t-il nettement .

PROGRESSION DE LA CULTURE COTONNERIE


La récolte de la campagne cotonnière 1966-67 s’est élevée à 6.708 tonnes de cotonneraient contre 6.060 tonnes en 1965-66 , soit une augmentation de 10% d’une compagne à l’autre .


Compte -tenu des conditions climatiques des deux dernières années , ces résultats peuvent être considérés comme satisfaisants . Seule la transformation de la culture traditionnelle en culture en culture intensive permettra de réaliser de nouveaux progrès dans la production , étant donné que les surfaces réservées à la culture du coton sont exploitées pratiquement au maximum .


Aussi l’action de la Confédération Française des Textiles , soutenue par les autorités administratives du Niger , s’exerce-t-elle désormais dans le sens d’une élévation du niveau technique actuel des méthodes de production . Cette action a d’ailleurs permis de porter le rendement à l’hectare à 600 kg au lieu de 350 en 1960 .


Les résultats obtenus permettent aux paysans de constater que leur travail , bien orienté et au moment opportun , peut compenser les aléas climatiques .


Il est permis d’espérer pour la prochain campagne une nouvelle hausse de la courbe de production , compte-tenu de l’augmentation du rendement unitaire .


Les prévisions pour la compagne 1967-68 sont en effet les suivantes :
Production : 8.800 tonnes , soit une augmentation de 30 % pour des surfaces cultivées de 17.920 ha , au lieu de 16.200 en 1965-66 .


Le fait marquant de la compagne aura été la mise en marché à Madaoua d’une seconde usine d’égrenage pouvant traiter , à pleine capacité 10.000 tonnes de coton - graine .


Les tonnages égrenés dans les usines du Niger ont été les suivants :


Madaoua :


6.200 tonnes


Maradi :


475 tonnes


total


6.675 tonnes

COMMENT INVESTIR AU NIGER ?


Le premier organisme officiel avec lequel entre en contact un industriel qui veut investir au Niger est le Bureau d’Expansion Industrielle (B.E.I.) Ce bureau fonctionne dans le cadre du service de l’industrie au Ministère des Affaires Economiques et assure une liaison constante entre ce Ministère et le Commissariat Général au Développement .


L’industriel établit un programme d’études avec le promoteur ou , éventuellement , coordonne ces études avec celles qui sont déjà en cours . Pour faciliter le travail , le Bureau fournit à l’industriel les informations statistiques disponibles et certaines études de base déjà réalisées .


Si l’industriel veut obtenir le bénéfice du Code des Investissements , c’est-à-dire bénéficier de nombreuses mesures d’exonération ou d’allégement fiscal et de garanties particulières , il doit fournir à l’administration un certains nombre de renseignements sur l’industrie qu’il veut créer . Pour cela un "dossier-type" de présentation a été établi . Dès que ce dossier est déposé , il est étudie par le B.E.I. qui porte un jugement sur la rentabilité du projet en lui-même et sur sa valeur pour l’Economie du pays dans son ensemble .


Si un projet concerne plusieurs Ministères , le B.E.I. les consultera pour fonder son jugement .


Eventuellement , le B.E.I. peut faire réaliser des études pour compte et avoir donc à sa disposition des projets d’importation d’industries .


L’action du Commissariat Général au Développement se situe à un autre niveau : il s’occupe essentiellement de la planification et de la programmation des investissements .

L’ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION


Tous les spécialistes du sous-développement sont d’accord pour relever que le progrès d’un pays donné passe par la mise sur pied prioritaire d’une infrastructure administrative solide et efficace . Les dirigeants nigériens , conscients de l’importance vitale du problème , ont créé l’Ecole Nationale d’Administration qui fonctionne depuis octobre 1965 et se développe en conformité du "projet E.N.A. " quinquennal (1965-1970) du Fonds Spécial des Nations-Unies .


Le montant total des crédits prévus pour son exécution est arrêté à 6.62.000 F.F.
Le montant global des crédits accordés par le Fonds spécial des Nations-Unies a été fixé à 3.310.000 F.F. La participation du Niger correspond , quant à elle , d’une part à la couverture de 15% des charges relatives aux enseignants et aux encadreurs , d’autre part à des prestations dites "en nature" : personnel , allocations boursières , fournitures et matériels divers .


Des apports extérieurs étant rendus nécessaires pour compléter l’aide des Nations-Unies , le gouvernement du Niger a fait appel à la France :
Le Fonds d’Aide et de l’ENA des enseignants et fournit régulièrement livres et périodiques à la bibliothèque .


Il est à noter que outre les crédits ouverts au budgets au national au inscrits au titre de l’allocation du Fonds des Nations Unies , diverses aides et subventions ont été reçues en espèces ou en nature de la France , des Etats-Unis et de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger .


Au 31 décembre 1966 , l’ensemble des "crédits consommés" depuis le 1° octobre 1965 s’élevaient à 3.958.060 F.F. répartis comme suit :


ressources nationales


1.081.700


27 ,3


contribution du Fonds spécial des Nations-Unies


1.200.235


30,4


aide française


1.614.800


40,8


aide des Etats-Unis


32.545


0,8


aides diverses


28.780


0,7


Cet ensemble de moyens a permis l’entrée en service , en octobre 1966 , de nouveaux bâtiments et le démarrage d’activités nouvelles , comme l’ouverture d’une section de Génie Civil qui est venue s’ajouter aux cinq autres sections existantes (administration générale , services financiers et comptables , services judiciaires douanes et Régies , Postes et Télécommunications ).


Un Centre d’Instruction des Personnels de Bureau été créé , des cycles spéciaux organisés et des études et recherches , en particulier en matière d’Organisation et Méthodes , ont été menées à bien .


Enfin , on envisage la création prochaine d’une section assurant la formation des juges de paix .

CONNAISSANCE DU NIGER


L’UNION NIGERIENNE DE CREDIT ET DE COOPERATION


Créée par une loi du 20 septembre 162 , pour développer le mouvement mutualiste et coopératif , l’Union Nigérienne de Crédit et de Coopération (UNCC), établissement public doté de l’autonomie financière et administrative , a pris une place particulièrement importante dans l’économie du pays après trois ans d’interventions en milieu rural .


L’UNCC est dirigée par un conseil d’administration de 17 membres , dont 10 représentants des services publics et des institutions financières , deux députés désignés par l’Assemblée Nationale , et cinq délégués des coopérateurs . Depuis la création de L’UNCC , les producteurs ont constitué 47 "sociétés coopératives de développement" ; chacune d’elles représente une unité de quelque 500 exploitants qui intègrent à leur niveau , les facteurs essentiels du développement en milieu rural , à savoir l’animation , la vulgarisation des moyens de production , l’approvisionnement des producteurs , la commercialisation des récoltes et le crédit . Ces opérations sont financées a l’aide d’avances à court terme consentiez par l’UNCC .


D’autres part , au sein de ces 47 organismes , on trouve des groupements mutualistes composés généralement d’une quinzaine de membres chacun .


Ces groupements mutualistes forment en quelque sorte les cellules primaires de base du secteur coopératif et coïncident la plupart du temps avec une unité sociologiques préexistante . Ils obtiennent également de l’UNCC des prêts de compagne et d’équipement en faveur de leurs membres . Pour mener à bien son action , l’UNCC dispose de fonds propres constitués soit par des dotations statutaires , particulières de la FAO ou de l’US-AID par exemple , des dépôts constitués par les liquidités des anciennes sociétés de prévoyance , et des dépôts affectés par les sociétés coopératives et les groupements mutualistes qui lui servent à couvrir les dépenses d’investissement et les opérations de crédit .


Pour le financement du budget d’équipement et de fonctionnement , les ressources sont constituées par :


- une subvention annuelle des budgets des arrondissements ,


- une subvention annuelle du Fonds de Dotation pour l’Amélioration de la Productivité Rurale , (F.D.A.P.R.)


- une participation annuelle des Sociétés Coopératives de Développement ,


- une subvention annuelle du budget de l’Etat ,


- les produits financiers de l’UNCC et l’aide extérieure essentiellement en matériel .


Pour résoudre le problème du personnel d’encadrement et de gestion , il a été fait appel à l’assistance technique française et internationale .

NOUVELLES BREVES


PONT KENNEDY SUR LE NIGER


Un pont baptisé "pont J.F.Kennedy" sera construit sur le Niger en 1969 . Le Président Diori et le représentant de la société américaine " Brezina Construction Compagny " ont signé 11.280.000 francs français .


L’ouvrage sera d’une longueur totale de 716 mètres . La circulation sera assurée sur une chaussée de 7 mètres à double voie pour les véhicules et sur deux trottoirs pour les piétons , de 1mètre cinquante de large chacun .

PROGRES DES TELECOMMUNICATIONS


Niamey bénéfice depuis peu de temps d’une liaison téléphonique semi-automatique avec l’extérieur et d’une liaison entièrement automatique entre abonnés de l’intérieur .


L’office des Postes et Télécommunications du Niger , en collaboration étroite avec France - Cables Radio , a procédé à une série d’essais , afin de roder le fonctionnement de cette nouvelle installation .

Philatélie


Une série de 4 timbres - poste consacrée aux "Jeux Olympiques d’hiver" vient d’être mise en vente . Elle comporte les valeurs faciales et sujets suivants ;


Valeur faciale


90. F cfa


Chamrousse . Descente de slalom


Valeur faciale


60. F cfa


Sainte-Nizier du Moucherotte. Tremplin de saut


Valeur faciale


45. F cfa


Autrans . Tremplin de saut


Valeur faciale


35. F cfa


Villars de Lans . Piste de luge



Les commandes doivent être adressées à Monsieur le directeur de l’Office des Postes et Télécommunications du Niger , service philatélique , Niamey , accompagnées d’un titre de paiement , mandat -poste ou chèque bancaire au profit du C.C.P. 82.60 , Niamey .


Directeur de la Publication ; M. Maraval
Rédacteur en chef : L. Trévidic
Abonnement annuel : 10. - francs
Imprimé par Eurafor -Press ,

13 bis , rue Laffitte , Paris

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