
Edité par le CENTRE D’INFORMATION DU NIGER
13 , Boulevard Haussmann - Paris IX ème
Novembre 1966
Mensuel N° 2
Sommaire
LE PRESIDENT HAMANI DIORI , MEDIATEUR
Le Président Hamani Diori a servi de médiateur dans le conflit opposant le Tchad au Soudan . Ses qualités personnelles , reconnues publiquement par les deux parties , sa position de deux parties , sa position de Président de l’OCAM et de musulman , en faisaient le candidat idéal pour cette tâche épineuse .
Le Chef de la délégation tchadienne s’était félicité de la médiation du Président Diori , à son arrivée à Niamey , tandis qu’a Khartoum , le chef de l’Etat soudanais , M. Azhari , rendait un vibrant hommage au médiateur dont "la politique s’est toujours inspirée d’un médiateur dont " la politique s’est toujours inspirée d’un esprit fraternel à l’égard de tous les Etats africaines ".
Une commission , dont tous les membres ont été désignés par le Président Diori , est chargée de contrôler l’exécution des termes de l’accord auquel sont parvenus les protagonistes .
Afin que l’accord entre en application dans les meilleurs délais , Monsieur K. Noma , ministre de la Défense du Niger , été dépêche à Fort-Lamy pour y faire appliquer les obligations économiques et commerciales contractées par le Tchad . De même , Monsieur Courmo Barcougne , ministre nigérien des Finances , à été délégué à Khartoum pour demander au Soudan de donner immédiatement satisfaction à toute demande d’extradition présentée par le Tchad , conformément aux dispositions de la Convention existant entre les deux pays .
On espère à Niamey que le litige pourra être réglé pacifiquement et constituera ainsi un précédent pour le règlement de tous les différends inter-Africains .
VISITE FRUCTUEUSE EN TUNISIE
La visite officielle du Président Diori Hamani en Tunisie a eu des effets fort heureux . Tout en cimentant les liens d’amitié et de coopération qui président aux rapports tuniso - nigériens depuis plusieurs années , elle a permis , en effet , aux deux Chefs d’Etat , d’affirmer de nouveau leur adhésion au projet de communauté des pays francophones , et au Président Diori de faire part , pour la première fois , de son approbation du projet de rapprochement islamique . Dans le communiqué commun , les deux Chefs d’Etat considèrent , par ailleurs , que " les groupements régionaux les étapes et les ensembles économiques constituent les étapes réalistes pour la réalisation de l’unité africaine" .
Durant sa visite aux unités industrielles telles que les tanneries de Tunis , ou au centre pilote de mise en valeur des terres de la vallée de la Medjerdha (20 km au Nord de Tunis ) , M. Diori Hamani , homme pratique , à conclu sur place de principe pour que des experts tunisiens entreprennent des expériences similaires au Niger . Une convention d’établissement et un accord aérien sont venus compléter la gamme d’accords consulaire , culturel , commerciaux et le traité d’amitié et de coopération déjà conclus par les deux pays . La Tunisie s’est engagée également à accorder un plus grand nombre de bourses d’études aux Nigériens qui viendront plus nombreux se former dans les instituts de Tunis .
Cette coopération bilatérale a été présentée par les deux parties , comme "exemplaire dans l’oeuvre commune de consolidation de l’Afrique et d’éducation de l’Unité africaine ".
DISCUSSIONS ENTRE LE PRESIDENT DE L’OCAM ET LA CEE .
Monsieur Diori Hamani , Président en exercice de l’OCAM , a demandé à la Communauté Economique Européenne d’envisager pour les produits tropicaux exportés par les pays associés à la CEE , une organisation de marchés , analogue à celle qui a été mise sur pied pour les produits agricoles européens .
C’est dans un mémorandum reprenant l’essentiel de l’exposé qu’il avait fait devant la Commission du Marché Commun , que le Président Diori Hamani a formulé cette recommandation . Ce mémorandum sera transmis à chacun des six Etats membres .
Le Président de la République du Niger a exprimé la déception des Etats africains associés à la CEE , devant l’échec de la Convention de Yaoundé en ce qui concerne les échanges commerciaux . Il est illogique , en effet , que le commerce entre la CEE et le tiers-monde progresse plus rapidement qu’entre la CEE et les pays africains associés . Le Président Hamani Diori a tenu , par ailleurs , à souligner avec force , que les structures du marché européen sont telles qu’une baisse des prix au niveau du producteur ne se répercute pas au niveau du consommateur , ce qui freine le volume des ventes . Dans plusieurs Etats , les produits tropicaux sont lourdement taxés , bien que les "dix huit" associés aient largement ouvert leurs frontières aux exportations de la CEE .
L’OCAM souhaite voir mise en place une organisation des marchés tropicaux : Monsieur Diori Hamani a fait remarquer que les "six" eux-mêmes , bien que fortement industrialisés , ont établi des organisations agricoles . Il a cité l’exemple du sucre pour lequel les "six" envisagent un prix indicatif huit fois supérieur au prix mondial , ou des oléagineux pour lesquels l’écart est de l’ordre de 72% à 88% . La réussite du projet que nous préconisons , a conclu le Président de l’OCAM , pourrait permettre son extension sur le plan mondial et créerait les conditions favorables pour l’instauration d’un équilibre politique stable sur le plan international .
DEFINITION DE LA POLITIQUES ETRANGERE DU NIGER
Nous présentons ici de larges extraits du discours de S.E. Abdou Sidikou , Chef de la Délégation du Niger , à la 21e sesion de l’Assemblée Générale des Nations -Unies et qui donne une vue étrangère de la République du Niger :
Un problème vitale :
" Il n’y a aucune difficulté technique à pratiquer sur le marché mondial une organisation rationnelle du commerce qui garantisse , aux pays aujourd’hui pauvres , l’écoulement de leurs productions agricoles et même manufacturées à des prix justes et rémunérateurs ".
Les problèmes coloniaux :
" Le gouvernement nigérien souhaite que les habitants des colonies portugaises soient mis a même , dans un bref délai , de façon concrète , d’exercer leur droit à l’autodétermination ".
" Nous avons toujours affirmé que la question rhodésienne est d’abord une question britannique . Notre confiance dans cette grande puissance doit lui dicter la mesure de ses responsabilités ".
" L’opinion mondiale ne doit pas tolérer que soient ainsi bafoués les droits de l’homme dans cette partie du continent . Malgré le peu d’effet qu’ont eu , jusqu’ici , les sanctions économiques décidées contre la Rhodésie , mais à la lumière être imposé à l’Afrique du Sud . . . ".
" Comme l’a proposé récemment le Comité des vingt quatre , nous demandons que l’Assemblée des Nations -Unies , héritière de la Société des Nations , reprenne à l’Afrique du Sud le mandat qui lui a été confié par cette dernière ".
La Chine :
" Que notre Assemblée prenne garde de se laisser entraîner par le biais d’un juridisme formel sur la pente dangereuse de la proclamation d’un principe discutable : un pays , un siège , principe qui non seulement nous priverait de la collaboration efficiente de la République de Chine au profit de pays qui n’hésitent pas , hélas , à élever au niveau de dogme politique , la subversion , l’immixtion dans les affaires intérieures d’autres Etats et le mépris hautain pour les petits nations , ce dont mon pays a eu a souffrir sous sa forme la plus atroce : la lutte fratricide " .
La division de l’Allemagne :
"Nous lançons un appel angoissé pour que soit mis fin à l’absurde situation d’une Allemagne divisée . Cette situation anachronique , outre qu’elle tient à l’écard de notre Assemblée la troisième puissance du monde , crée au coeur de l’Europe une situation explosive par les sentiments d’humiliation , de frustration et d’injustice . Que cela fasse plaisir ou non , qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore , la détente Est-Ouest , indispensable à l’Europe d’aujourd’hui , passe par l’unité allemande ".
REUNION A NIAMEY DE LA C.E.A.
La sous-commission régionale pour l’Afrique de l’Ouest , réunie à Niamey , a terminé ses travaux le 22 octobre .
Cette organisme de la Commission Economique pour l’Afrique (C.E.A.) des Nations -Unies , a adopté trois résolution recommandant :
1- La création d’un Comité permanent des transports et de l’énergie ;
2- L’approbation d’un projet de protocole d’association en vue de créer une Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest ;
3- L’harmonisation des plans de développement , qui commercerait par une rationalisation des industries alimentaires et la création d’un centre consultatif des petites industriels .
TROIS PROJETS DE COMPLEXE TEXTILE
Plusieurs groupes étrangers s’intéressent au projet d’implantation d’un groupe textile au Niger .
La réalisation d’un tel complexe présente un intérêt certain , étant donné que la production de coton progresse régulièrement , de même que les besoins en textiles du Niger .
Les besoins en tissus du Niger sont de 31.500.000 mètres par an , soit dix mètres par an habitant , avec la perspective d’atteindre douze mètres d’ici 1970 . Ceci représente 115.800.000 francs français , soit 12,3% de la consommation des ménages .
Les besoins sont tels que les importations de textiles représentent 45% des importations de la rubrique des produits de consommation .
De plus , de ces conditions objectivement favorables à la création d’une industrie textile , le Code des nombreux avantages fiscaux et admet l’importation , en franchise , pendant 10 ans , des moyens de production et des produits nécessaires à la fabrication .
Trois projets sont actuellement soumis pour examen approfondi aux services compétents de la République du Niger : le projet le plus modeste prévoit une production annuelle de 1.400 tonnes de tissus et filés coton , tandis que le troisième envisage la mise sur la marché de 2.600 tonnes de tissus et filés coton .
Contrairement à beaucoup de pays africaines ou la récolte a été fort mauvaise , la campagne arachidière 1965-1966 a été exceptionnellement bonne au Niger.
De 105.000 tonnes d’arachides décortiquées commercialisées en 1965 , on est passé à 158.000 tonnes cette années , soit une augmentation de près de 50 % d’une année à l’autre . L’année record 1963-1964 avait plafonné à 114,000 tonnes .
La plus grande partie de la production a été absorbée comme précédemment par la France qui reconduit d’année en année la Convention franco-nigérienne permettant au Niger d’écouler en France ses arachides . La pénurie d’arachides , due à la désorganisation de la production au Nigeria d’une part , et à la sécheresse qui a sévi dans plusieurs Etats africaines d’autre part , a permis par ailleurs le placement de 33.000 tonnes d’arachides sur le marché mondial .
LES EXPORTATIONS EN 1965
La situations statistique des exportations nigériennes en 1965 , se présente comme ci-dessous :
Exportations
Ces chiffres appellent les remarques suivantes :
1 - Par rapport à 1964 , les exportations nigériennes ont augmenté de pré de 20 % , puisqu’elles n’étaient en valeur que de 105.000.000 de francs français .
2- La France este le meilleur client , et de loin , du Niger .
3 - Parmi les cinq autres pays du Marché Commun , les Pays -Bas sont le meilleur client . Ils ont importé a eux seuls pour 2.440.000 francs de produits nigériens .
4 - En ce qui concerne les pays-tiers , la part des Etats-Unis est de quelques 25% des 3.960.000 francs du total .
LES ACTIVITES DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT DU NIGER
Le rapport d’activité de la B.D.R.N. qui vient de paraître , confirme les prévisions optimiste des observateurs . En effet , son chiffre d’affaires est passé de 4.712.654 francs français en 1964 , à 6.289.249 francs en 1965 , ce qui représente une augmentation de 34% . La rentabilité a été supérieure puisque le bénéfice s’est élevé à 990,937 francs contre 688.390 francs en 1964 , ce qui représente une augmentation de 43% .
Le département "développement " est lui aussi en plein essor : les premières réalisations de la B.D.R.N. ont été une briqueterie , une fabrique de meubles métalliques et un hôtel . Les trois projets avaient été lancés , en même temps , en mai 1965. Les premiers meubles fabriqués entièrement au Niger sortaient de l’usine de la Société Nigérienne de fabrications métalliques , en novembre de la même année , tandis que l’hôtel du Sahel était inauguré un mois plus tard . Quant à la briqueterie , sa production est offerte sur le marché depuis quelques semaines . La B.D.R.N. ne veut pas s’en tenir là : beaucoup de projets sont à l’étude : une tannerie , un complexe textile , une minoterie , une brasserie , une usine de montage , etc.
Les participations de la B.D.R.N. ont plus que doublé , passant de 2.086.925 francs en 1964 à 4.368.175 francs en 1965 . Elles s’entendent aujourd’hui à une douzaine d’entreprises .
L’élevage , avec douze millions de têtes , représente d’une des richesses potentielles du Niger . D’où l’attention particulière que lui portent les autorités . D’ores et déjà de grands succès ont été remportés dans la lutte contre les maladies et spécialement la peste bovine .
Dès 1960 , une réunion de vétérinaires du Nigeria , du Mali , du Tchad et du Niger , avait envisagé d’unir les efforts de ces quatre pays dans leur lutte contre la maladie . La compagne a été officiellement ouverte au Niger le 11 octobre 196 .
Aujourd’hui , après quatre années d’efforts , la peste bovine est en voie de disparition au Niger , le nombre des foyers recensés étant tombé de 69 à 4 .
Pour atteindre ce résultat , le gouvernement de Niamey a dû recouvrir à trois moyens : une propagande intensive , des contrôles administratifs sévères et une vaste compagne de vaccination .
Tout d’abord , la radio a réussi à mobiliser les éleveurs en leur signalant les symptômes du mal , en leur inspirant confiance dans les méthodes thérapeutiques modernes , en leur montrant que leur inspirant confiance dans les méthodes thérapeutiques modernes , en leur montrant que leur propre intérêt exigeait de leur part une collaboration avec les services de l’élevage . Cette action éducative a été , de plus , renforcée sur place par les fonctionnaires des régions intéressées et les agents de la section vétérinaire .
Sur le plan administratif , les mouvements de troupeaux à la saison de la campagne se faisant dans la direction Nord-Sud , un barrage d’équipes de contrôle sanitaire a été installé à la frontière du Nigeria pour arrêter l’afflux d’animaux malades revenant au Niger , tandis que des équipes mobiles de dépistage ratissaient tout le pays .
Quant à la vaccination , son succès a été tel , que les contrôles effectués depuis le début de cette année , montrent qu’il n’y a plus d’animaux n’ayant jamais subi de vaccination.
Possédant un troupeau numériquement très important (le capital "bétail" est estimé à plus de 46 milliards ) , dont il peut , à bon droit , s’enorgueillir , car il constitue l’une des valeurs les plus sûres de son patrimoine , ce n’est pas sans raison valable que le Niger a retenue dans son plan de développement 1965-1974 l’élevage comme un élément fondamental du développement du milieu rural et de la nation tout entière .
La vallée de la Komadougou , rivière qui sépare le Niger sur 150 km , est remarquable par la densité de sa population (13 habitants au 2 km) et par les cultures irriguées qui y sont pratiquées . Outre le mil , traditionnellement cultive pendant la saison des pluies sur les plus hautes terres , les agriculteurs pratiquent la culture du sorgho de décrue de mars à juin , le blé irrigué et les cultures maraîchères pendant la saison sèche , qui coïncide avec la crue de la Komadougou et du lac Tchad ; enfin, le riz , dans les mares alimentées par la rivière .
Pratiquant de plus l’élevage et la pêche les paysans de cette vallée offrent un cycle d’activité assez exceptionnel en zone saharienne .
La vallée de la Konadougou présente des conditions favorables pour l’organisation de communautés villageoises , qui constituent le cadre le mieux adapté à une politique de développement économique et social . La richesse piscicole de la Komadougou , ainsi que celle du lac Tchad , constituent un autre élément favorable à l’essor de la région .
PLAN DECENNAL TOURISTIQUES .
Dans le cadre de son plan décennal , l’Office du Tourisme se propose de parfaire en priorité l’équipement hôtelier du pays . Il étudie parallèlement les possibilités d’un tourisme folkloriques dont le développement n’exigerait pas d’investissements importants , puisqu’il consisterait à bâtir des villages de paillotes confortables dans les réserves de chasse .
Ainsi l’Office du Tourisme s’oriente d’une part vers l’extension de la capacité hôtelière de Niamey , de Maradi et d’Agadès et d’autre part vers la construction et l’équipement de campement modestes mais assurant aux voyageurs un confort certain . L’ensemble de ces mesures ira de pair avec le lancement , en coordination avec les autres Etats africains , d’une compagne en faveur du tourisme folklorique .
L’AFRIQUE AU CENTRE CULTUREL DE NIAMEY
Une série de manifestations auront lieu d’ici la fin de l’année au Centre Culturel franco - nigérien de Niamey sur le thème "Connaissance de l’Afrique ".
Pourquoi ce thème ? Parce que l’Afrique est un continent immense et varié , dont les habitants se sentent de plus solidaires les uns des autres et liés par un même fond de culture . Le Niger veut collaborer pour sa part à cette unité en faisant connaître certains aspects de ce vaste continent .
Tout au long de la première semaine consacrée à la Haute-Volta , une exposition donne aux Nigériens une vue d’ensemble de ce pays ami et voisin : types ethniques , économie , art , artisanat , etc. . .
UN ARTISAN NIGERIEN AUX ETATS-UNIS
Almou Dan Sousou , originaire du Nord-ouest du Nier , est un artisan spécialisé dans le travail de l’argent , du cuivre et du cuir . Il est considéré comme l’un des meilleurs artisans du pays , et le directeur du musée national l’a désigné pour représenter l’artisanat nigérien aux Etats-Unis .
Hôte de l’Institut Smithsonian , il va enseigner son art transmis de père en fils , à ses collègues américains , tout en apprenant les techniques et les méthodes de l’artisanat d’Outre-Atlantiques .
OFFRES COMMERCIALES
Nous relevons dans le numéro du 12 octobre du Bulletin de la Chambre de Commerce du Niger , les offres suivantes :
- La société allemande Willi Kruger cherche à acheter des cuirs tannés ;
- La société allemande Wirths offre des machines - outils et des machines à façonner les tôles ;
- La société française Neyrpic propose des ensembles industriels "clefs en mains" ;
- La société belge Interglobe offre des tôles ondulées en acier doux Thomas , des ronds de béton , etc . . . ;
- La société allemande Union Galmar GMBH propose du matériel agricole et industriel ;
- La Liberty Trading Co de Beytouth veut exporter des matériaux de construction ;
- La Kiya Overseas Industry Co de Tokyo propose des matériaux de construction , des machines de bureaux et diverses fournitures .
Présentation géographique
- superficie : 1.267.000 km 2 (deux fois et demie
celle de la France )
- population : 3.150.000 habitants
- situation ; au Nord , le Sahara algérien
à l’Est , le Tchad
au Sud , le Nigeria et le Dahomey
à l’Ouest , la Haute-Volta
au Nord-Ouest , le Mali
- physionomie générale du pays ; un grand plateau tantôt rocheux , tantôt sablonneux , sillonné par les lits de fleuves fossiles venant du Sahara , et creusé de nombreuses cuvettes
- régions : le Nord ; sahélo-saharien , peuplé de nomades éleveurs . Région à pluviométrie très faible avec des reliefs assez accentués comme les derniers contreforts du Hoggar , de l’Air ou Azbin ;
le Sud : le "grenier du pays ", sahélo-soudanien , peuplé de sédentaires , d’éleveurs et de peuples de sédentaires , d’éleveurs et de peuples généralement nomades .
- hydrographie : à l’Ouest , le fleuve Niger traverse la République de Babbezenga à Gaya ;
au Centre , quelques rivières et lacs capricieux et non navigables ; à l’Est , le lac Tchad et la Kamadougou
- pluviométrie : les trois quarts du pays reçoivent moins de 350 mm d’eau (minimum au Nord : 50 ; minimum au Sud : 800)
- principales villes :
Niamey (35.000 hb.)
Zinder (24.000 hb.)
Maradi (15.000 hb.)
Tahoua (13.000 hb.)
Magaria (5.000 hb.)
Agades (5.000 hb.)
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