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N-21-012-003

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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.
















Annexe ’’ A’’

LE FLEUVE


Ce projet dans tout son ensemble fut pris en main, depuis février 1973, par tous les services nigériens compétents. Depuis ce temps, je me suis tenu directement à l’ écart du projet et je n’ ai qu’ une idée générale de son déroulement par les différents services et les différentes organisations intéressés.


La S.N.T.F.


Cette Société a pris en main l’ administration et l’ opération totales de la flotte fluviale. Elle travaille également en coopération avec le Ministère du Développement et de la Coopération pour faire débuter la deuxième phase de la fourniture de la flotte.


La S.N.T.F. s’ occupe également de la continuation de l’ entraînement de son personnel. Elle a obtenu des bourses du Nigeria pour l’ entraînement des hommes de pont et du Canada pour celui des techniciens.


Elle vient de nommer un technicien qui sera chargé de l’ entretien de la flotte et qui fera un séjour dans le chantier choisi pour suivre la construction de la flotte prévue en deuxième phase.


Elle a également mis sur pied l’ administration nécessaire pour créer une division de transit. Mais il semblerait y avoir conflit avec d’ autres intérêts qui voudraient créer une société indépendante de transitaire.


Le Conseil d’ Administration de la S.N.T.F. ne voulant déplaire aux importants intérêts ci-dessus mentionnés, préfère attendre que ce malentendu soit résolu avant de commencer des opérations de transitaire.


La S.N.T.F. a continué à discuter par tous les moyens de créer un corsortium d’ opération avec la C.W.T.C., sans résultat.


Chaque fois que les deux sociétés venaient à une entente et dès que le premier contact de transport se présentait, la C.W.T.C. revenait sur sa parole et recommençait les discussions.


Ceci fit perdre une année entière de travail à la S.N.T.F. Elle aurait pu obtenir des contrats de transport des pétroliers et des sociétés américaines du delta.


La direction de la S.N.T.F. a conclu que la C.W.T.C. n’ est pas réellement sérieuse et qu’ il n’ y a aucune possibilité d’ entente à moins qu’ il n’ y ait un changement d’ attitude.

La C.E.A.


L’ année dernière, la C.E.A., pour faire suite à une demande du Liptako-Gourma, a envoyé une équipe de consultants pour étudier le bief fluvial de Niamey à Tossaye.


Nous n’ avons pas encore obtenu une copie de cette étude.


La C.E.A. a mis à la disposition de la Commission du Fleuve Niger un avocat qui est à ré-écrire les règlements fluviaux en termes juridiques.

L’ A.C.D.I.


En dépit des décisions prises en mai dernier à Ottawa lors de la réunion Niger-Canada, rien ne s’ est encore passé.


L’ A.C.D.I. nous avait dit qu’ elle continuerait la deuxième phase du projet fluvial sans interruption et qu’ elle chargerait Camat international de préparer immédiatement les plans et devis envers les appels

d’ offre pour la construction de l’ équipement afin de minimiser le temps perdu, en attendant de recevoir du Niger les documents suivants :




a) le bilan financier de la S.N.T.F. pour le premier voyage sur le fleuve,


b) un bilan d’ exploitation des cinq prochaines années,


c) une étude économique des possibilités de cargo à être transporté.


Le tout fut remis à l’ Agence fin mai. En juin, l’ Agence demandait que ces documents soient compilés par un comptable agréé.


’’ Difficultés à la S.N.T.F. dues aux vacances, maladie, etc...!’’


M. Sicard, lors de son passage à Niamey, assurait Monsieur le Ministre Bembello que Camat international travaillait sur les plans et devis en attendant les dossiers du Niger. Erreur ! Camat nous assura n’ avoir même pas été approché par l’ A.C.D.I. pour faire quoi que ce soit ; en plus, il était certain que l’ Agence n’ avait approché aucun autre bureau de consultant.


Maintenant, on m’ apprend qu’ une mission de l’ A.C.D.I. arrivera prochainement pour évaluer et étudier l’ ensemble du projet fluvial.


avec tous ces ’’ dire et contredire’’, je ne puis m’ empêcher de me rappeler les paroles de M. Garceau : " que rien ne passerait pour le projet fleuve avant un an". On a déjà dix mois de fait, patience... ! encore deux mois à attendre, mais ces douze mois coûteront au Niger en perte sur l’ achat et le transport de 50.000 tonnes d’ hydrocarbures éventuellement $3.000.000 (trois millions de dollars).

L’ A.C.D.I.


pour faire suite à une demande du Liptako-Gourma, l’ A.C.D.I. a envoyé, en avril dernier, deux missions pour préparer les termes de référence des études suivantes :




a) hydrauliques, d’ irrigation et des sites de barrage entre Tossaye et Niamey,


b) géologiques et minières de la région.


Les rapports positifs et favorables furent déposés à l’ A.C.D.I. en mai dernier, et depuis, rien ... !


Ministère des travaux Publics, des Transports et de l’ Urbanisme


Ce ministère a pris en main les projets de soulever le pont de Gaya et de construire les ports de Gaya et de Niamey.


Le retardement semble être causé par la lenteur de fournir à l’ U.S.A.I.D. la confirmation écrite que le pont appartient au Niger et que le Dahomey n’ a aucune objection à ce qu’ il soit levé.


Ministère du Développement et de la Coopération


Le ministère du Développement et de la Coopération a commencé une étude de factibilité économique sur les accès à la mer. Cette étude a débuté en mai dernier, M. Gervais ne peut y travailler que pendant ses moments libres.


Il me semble que si le ministère croit que cette étude lui est indispensable avant de poursuivre le développement fluvial, il devrait dégager M. Gervais de toutes ses autres responsabilités jusqu’ à la terminaison de cette étude.

Commission du fleuve Niger


Découlant des deux résolutions présentées par le Niger à la réunion annuelle à Ouagadougou, la Commission du Fleuve Niger a tenu deux réunions spéciales à Niamey. L’ une pour changer les statuts de la Commission pour qu’ elle siège au niveau ministériel, et l’ autre pour que la Commission spéciale étudie les règlements fluviaux préparés par le Niger.


Depuis l’ arrivée du nouveau Secrétaire Permanent, la Commission du Fleuve Niger semble vouloir prendre position et exercer les attributions qui lui ont été accordées par les Etats membres.


En premier, la Commission essaie d’ organiser un système de communication adéquat entre les Etats riverains pour l’ échange des niveaux d’ eaux journaliers du fleuve et les précipitations des pluies.


Ce réseau de communications servira également aux navires naviguant sur le fleuve afin de se tenir en contact entre eux et leur siège social.

Commission Niger-Nigéria


Les directeurs de cette Commission furent nommés il y a quelques mois et immédiatement, ils furent saisis par la S.N.T.F. de voir à ce que les ententes entre les deux pays sur le balisage du fleuve et de l’ entretien de ces balises soit honorées.

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