N-20-073-040

  • Recherche textuelle
  • Brèves
  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.
















Recherche des matériaux d’ emprunt


Les recherches faites au stade précédent seront complétées sur le terrain par des sondages et prélèvements.


Le creusage de nouveaux puits de sondage permettra de déterminer l’ importance des dépôts et la mesure de l’ épaisseur de chacune des couches permettra l’ estimation des quantités disponibles.


Compte tenu des cubatures des carrières exploitables et des distances qu’ on s’ imposera, il pourra être nécessaire d’ exploiter des emprunts de qualité variable, aussi bien pour les caractéristiques des gîtes, que pour la qualité des matériaux.


Dans chacun des dépôts rencontrés, des échantillons serviront aux essais de laboratoire, et le choix définitif sera fait en fonction des résultats de ces essais.


Fondation des ouvrages d’ art


En plus de l’ examen des affleurements rocheux , l’ étude des fondations des ouvrages d’ art sera faite à l’ aide de sondages assez profonds pour atteindre la roche-mère. Ces sondages pourront être faits soit manuellement, soit à l’ aide d’ une foreuse mécanique. Des échantillons

prélevés dans les dépôts alluvionnaires rencontrés permettront l’ étude des agrégats pour les bétons de ciment.


Tous les travaux sur le chantier seront contrôlés par un ingénieur des sols qualifié.


Etude en laboratoire


Les méthodes d’ essais utilisées en laboratoire sont celles de l’ ASSHO et de l’ ASTM.


Les essais effectués seront les suivants :



-analyse granulométrique


- détermination de la teneur en eau


- mesure du poids spécifique


- détermination des limites d’ Atterberg


- mesure de l’ équivalent de sable


- essai de compression simple


- essai de compactage Proctor modifié


- essai de portance C.B.R., après imbibition et avec mesure de gonflement


- essai de perméabilité


L’ emplacement des sondages ainsi que les résultats des essais en laboratoire seront enregistrés, classés et annexés aux rapports.


4.3 ETUDE HYDROGRAPHIQUE


L’ étude comportera plusieurs points dont les principaux sont les suivants :



- l’ évaluation des bassins versants


- le relevé des précipitations moyennes


- les problèmes d’ érosion


- le ruissellement, le coefficient d’ écoulement


- la détermination des débits de superficies de bassin inférieure et supérieure à 20 km2


- les débits en période sèche


- le drainage de surface


- le drainage des couches de la chaussée


- la conception des ponceaux


4.4 NORMES DES MATERIAUX


Des normes seront établies, en ce qui concerne la qualité de tous les matériaux à utiliser, pour les sols, les chaussées, la construction des

ouvrages d’ art. Tous ces points découleront d’ études détaillées et de l’ inventaire approfondi des matériaux de base disponibles sur place, que tous ces essais auront permis de dresser. Elles répondront évidemment aux exigences internationales et africaines.


4.5 STRUCTURE DE ROUTE


Les conditions topographiques, la disponibilité des matériaux et les besoins du trafic routier détermineront les caractéristiques permettant d’ établir les normes des structures de routes. Seront étudiées : la stabilisation des sols, la stabilité des pentes en remblai et déblai, les pentes longitudinales et transversales assurant un bon drainage et réduisant les risques d’ érosion , ainsi que la définition d’ une couche de roulement appropriée. Les documents, plans et coupes transversales, préciseront tous les détails entrant dans les caractéristiques des structures de la route.


4.6 OUVRAGES D’ ART


Dans cette étude également, les conditions topographiques et géologiques, les problèmes de drainage et d’ érosion, les besoins du trafic routier, détermineront la localisation définitive des ouvrages d’ art.


Les plans détaillés de construction seront établis en suivant les normes choisies .


5.0 DOCUMENTS


Sous ce titre nous réunirons tous les plans et documents nécessaires à l’ exécution des terrassements, de la plate-forme, des fossés, des accotements et du revêtement ainsi que des ouvrages et installations connexes.


Plans de situation - aux échelles 1/200.000, 1/10.000 suivant la disponibilité de ces documents.


Vue en plan - à l’ échelle 1/2.000 par tronçon de cinq kilomètres, indiquant tous les éléments de courbes et alignements, les obstacles se trouvant dans l’ emprise, les limites de villages, les boisés, les croisements ou bifurcations, le kilométrage.


Cette vue en plan montrera également tous les détails relatifs au drainage : fossés, remblais, déblais, pentes, ouvrages d’ assainissement, exutoires.


Profit - à l’ échelle 1/2.000 pour les longueurs et 1/200 pour les hauteurs, par tronçon de cinq kilomètres, indiquant les cotes du terrain naturel, cote de la ligne rouge, distances partielles entre

points de profils en travers, distances cumulées, alignement et courbes, bornage, déclivités.


Profils en travers types à l’ échelle 1/50


Plan de zone urbaine s’ il y a lieu


Relevés de détails a l’ échelle 1/500, aux endroits présentant des conditions spéciales


Plans détaillés des ouvrages d’ art à différentes échelles et tous éléments de drainage.


Prescriptions spéciales définissant les mesures de vérification et de contrôle de la qualité adoptées.


Métré donnant les quantités relatives à chaque catégorie d’ ouvrage, suivant chacun des matériaux nécessaires et d’ après les données de base fournies par les profils en travers pris avant, après chaque opération.


Chaque bande de levés comportera les mêmes documents qui seront soumis aux autorités compétentes pour commentaires et approbation .

CHAPITRE III
PROJET DE PUITS

PROJET DE PUITS


1.0 GENERALITES


Dans un programme de construction routière, l’ eau est un facteur prépondérant tant au point de vue quantité que qualité. Les puits seront situés à l’ emplacement des camps et entre les camps, à des distances qui seront fonction de la formation géologique, de la capacité de la nappe aquifère et du type de puits.


Certaines sources d’ eau existantes seront améliorées pour répondre aux besoins futurs. Partout où cela s’ avérera utile, d’ autres puits seront creusés, d’ une façon permanente pour qu’ ils puissent servir, après la construction, pour les besoins d’ entretien de la route et les besoins de la population locale. Un programme de construction sera établi et un état des puits construits, tenu à jour, indiquera, pour chacun des puits : localisation, caractéristiques physiques, capacité, etc... , ainsi que les résultats des visites périodiques : entretien, améliorations, contrôle d’ hygiène.


Parallèlement à ces activités, un programme d’ entraînement sera établi pour former du personnel en vue de l’ entretien et de la bonne marche du réseau de puits après l’ achèvement de la construction.


1.1 CAPTAGE DE LA NAPPE


Le niveau statique d’ une nappe phréatique, varie dans le temps. En général il est le plus bas à la fin de la période sèche ou quelques temps après celle-ci et il remonte pendant et quelque temps après la saison des pluies. Si la nappe est contenue dans des terrains meubles tels que les sables, comme on peut s’ y attendre en général dans la région, ce fait a son importance. En effet, les fluctuations de la nappe, mouillant et séchant les sables, modifient le comportement de ceux-ci et l’ on constate très souvent des éboulements qui se produisent alors à la base du puits lorsque rien n’ a été prévu pour les éviter. Un remède est atteint la nappe aquifère. Il est important que le cuvelage pénètre dans la nappe et y soit en toutes saisons . Toutefois il est inutile de l’ y faire pénètre outre mesure.


Le captage de l’ eau d’ une nappe sableuse pose le problème, outre la question du débit, le tenir les terrains qui tendent à s’ ébouler dans le puits pendant la mise en place du système de captage et d’ obtenir une eau claire et limpide sans particules solides en suspension. Le danger d’ entraînement de ces particules est d’ autant moins important que pour un débit donné les vitesses radiales de circulation de l’ eau sont plus faibles. On résoud en partie cet impératif en augmentant le diamètre des ouvrages, en construisant des puits de grand diamètre. Pendant les travaux de mise en valeur de la nappe on facilitera le dépôt des éléments fins qu’ on remplacera éventuellement par des éléments choisis plus gros, de manière à ce que s’ établisse dans le terrain une position définitive d’ équilibre pour tous les débits inférieurs au débits extrait au moment de ces travaux. Une première règle découle de ces considérations ; c’ est qu’ il ne faut en aucun cas pomper à un débit supérieur à celui pour lequel les ouvrages livrés remplissent les conditions de qualité physique de l’ eau. Le débit des ouvrages est donc en définitive la donnée qui conditionne le choix du système du captage à adopter.

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