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  • Des interviews exclusives de Dja-Apharou ISSA IBRAHIM, ami et confident de Jacques Baulin, responsable par donation de l’intégralité des documents constituant le fond, et président de l’association sont actuellement publiées dans la rubrique présentation.

  • Les trois ouvrages de J. Baulin : Conseiller du président Diori, La politique africaine d’Houphouët-Boigny et La politique intérieure d’Houphouët-Boigny
    seront disponibles sur le site en version iBook et en version Pdf dès septembre
    2009.
















CONFIDENTIEL

LA CONFÉRENCE SUR LA FRANCOPHONIE


Durant la conférence de Niamey, j’ai été chargé par le président Diori de m’occuper de la cinquantaine de journalistes invités - dont une douzaine par mon intermédiaire et une douzaine par le Quai d’Orsay - et surtout de maintenir la liaison entre le délégation canadienne composée entièrement d’amis ou de connaissances, et le Chef d’État nigérien. Cela a permis, aux dires des deux parties, d"éviter un certain nombre de malentendus et de pousser à la modération de la délégation canadienne.


Le Canada a eu beaucoup de mérite en cela, car il y a eu un certain nombre de provocations de la part d’éléments français irresponsables, à la grande colère du Président Diori. Ainsi :


1° . On s’est aperçu, quatre heures avant l’ouverture de la Conférence, de la présence d’un drapeau québécois parmi la trentaine de drapeaux hissés ;


2° . Deux heures avant l’ouverture, par une intervention mystérieuse, la hampe du drapeau québécois se trouvait, grâce à une rallonge, au même niveau que celle du Canada. Bien entendu, les Canadiens ont demandé que le drapeau québécois soit ramené ou que soient hissés également ceux du Nouveau Brunswick et de l’Ontario. Pour éviter un éclat, le Président a opté pour la seconde solution ;


3° . C’est un Français, Monsieur Desfossés, qui discutait avec le Canadiens, au grand scandale de ces derniers, des privilèges que devaient avoir les représentants du Québec ;


4° . Durant ls séance, deux Français, Messieurs Rossilon et Dorin, se déplaçaient et chuchotaient quelques mots aux oreilles de certains délégués - Île Maurice, Gabon, etc - et ceux-ci levaient le doigt aussitôt pour intervenir. Ces agissements auraient pu être préjudiciables à la Conférences en donnant l’impression qu’elle était unpur instrument français.


En ce qui concerne la délégation française elle-même, son chef, Monsieur Trorial, s’set opposé avec véhémence à ce que le bureau directeur, jusqu’à la prochaine conférence, comprenne les cinq vice-présidents, car l’un d’eux est canadien. D’après l’un des membres de la délégation française, Monsieur Trorial a expliqué sa position de la façon suivante : " Je vois vendredi le Général de Gaulle et je veux lui rapporter une victoire totale sur le Canadiens".


Quyant aux résultats mêmes de la Conférence, je pense que le création de l’ Agence de Coopération peut être bénéfique pour lrs États africains francophones.

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