
Document n° 3
TAIBOUT 59-58
50-40
13. BOUL. HAUSSMANN
PARIS IXe
LE DIRECTEUR
Le 31 mai 1969
Decraene, à l’Institut des Études stratégiques de Washinton, devait discuter du problème nigérian. Il y a défendu la thèse suivante :
" Il n’y a pas de génocide. La cause du Biafra est perdue. Les Africains qui soutiennent Ojukwu sont totalement isolés. Il n’y a qu’une intervention des grandes puissances qui peut y mettre un terme"
On lui a organisé ensuite un dîner avec l’un des conseillers de Nixon, qui lui a posé la question : "Que pouvons-nous faire pour en finir avec cette histoire ?". Il a repris ses thèses.
L’impression de Decraene, c’est que l’opinion du Gouvernement américain est la suivante : "On nous reproche de ne pas essayer de trouver une solution, mais si on le fait, on nous reprochera d’être intervenus. Il vaut mieux donc ne rien faire".
Decraene à été invité à participer, en octobre prochain, au Canada, à la conférence des africanistes américains et canadiens. Il a été chargé d’y brosser un tableau de la politique gaulliste en Afrique. Il m’a demandé de l’aider à préparer son intervention.
|
||
| Plan du site |