La succession d’Houphouët-Boigny
Le doctorat

Plusieurs événements d’impor­tance natio­nale ou inter­na­tio­nale mar­que­ront la der­nière année de la décen­nie. Il y aura le départ du géné­ral de Gaulle et l’éclipse par­tielle de M. Foccart, le début de la « troi­sième » guerre du Biafra [1] puis son agonie ; la rup­ture des rela­tions diplo­ma­ti­ques avec l’URSS accu­sée de semer le trou­ble en Côte-d’Ivoire ; de nom­breu­ses grèves estu­dian­ti­nes et la fer­me­ture puis la réou­ver­ture de l’Université ; une marche paci­fi­que de chô­meurs dont les « ins­ti­ga­teurs » fini­ront au camp mili­taire d’Akouedo ; des mani­fes­ta­tions anti-vol­taï­ques, sui­vies de heurts avec les poli­ciers ; un renou­veau du mou­ve­ment sépa­ra­tiste en pays agni, etc.

En ce qui me concerne, le pré­si­dent Houphouët-Boigny m’avait renou­velé, per­son­nel­le­ment, sa confiance lors de notre entre­vue du 7 décem­bre 1968 dans sa villa de Cocody. Il m’avait demandé de conti­nuer à oeu­vrer dans le domaine de la pro­mo­tion économique. Je n’avais pas perdu la face dans l’affaire du don du blé, les Canadiens ayant com­pris par­fai­te­ment les para­mè­tres poli­ti­ques de la capi­tu­la­tion ivoi­rienne.

Mais le coeur n’y est plus et ma cor­res­pon­dance avec le

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