La succession d’Houphouët-Boigny
Epilogue

Le pré­si­dent Houphouët se rendra très vite compte que les tré­sors de patience, d’ingé­nio­sité et d’esprit de suite dont il fit preuve ne garan­tis­sent nul­le­ment l’acces­sion de son pro­tégé à la Présidence de la République. Il s’agit, il s’en rend compte, d’un tra­vail de Sisyphe. Tout concourt à la syn­thèse de cette opti­que pes­si­miste.

Par-dessus tout, le Président est plei­ne­ment cons­cient que M.Bédié ne fait pas le poids face à des concur­rents poten­tiels de plus en plus nom­breux et déci­dés à l’affron­ter lors de la suc­ces­sion.
L’homme lui-même manque à la fois d’enver­gure et de sou­plesse.
Il ne trouve plus grâce aux yeux du « Vieux » qui cri­ti­que toutes ses ini­tia­ti­ves même les plus ano­di­nes. De plus, il se trouve confronté à une contra­dic­tion majeure : en tant que suc­ces­seur dési­gné, il doit se mon­trer, se faire connaî­tre ; et s’il le fait, il déplaira au Président. Le sen­tier est aussi tor­tueux qu’étroit.

On le voit quand même à l’inau­gu­ra­tion de la mairie de Bocande, au col­lo­que sur le mar­ke­ting, aux côtés du Président lors de l’anni­ver­saire de l’indé­pen­dance en décem­bre 1986. Il est encore sur la photo de presse lors de l’inau­gu­ra­tion de la mairie d’Anyama ou à l’ouver­ture du Comice agri­cole de Divo. Il invite à dîner M.Aurilac, minis­tre fran­çais de la Coopération, de pas­sage en Côte-d’Ivoire ; il se pro­pose comme

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