La succession d’Houphouët-Boigny
Le IVe congrès

Je ne connais­sais pas Henri Konan Bédié. Par contre, j’avais sou­vent lu son nom, car la rédac­tion de Fraternité - heb­do­ma­daire du PDCI - occu­pait, en 1960, une partie des locaux d’Eurafor Presse, à Paris. Ceci me per­met­tait de lire l’heb­do­ma­daire avant son expé­di­tion, par avion, à Abidjan. C’est en le par­cou­rant que je tom­bais sou­vent sur le nom de l’actuel pré­si­dent de l’Assemblée natio­nale.

Pour un jeune ambas­sa­deur à Washington, donc un per­son­nage de second ordre, sa publi­cité parais­sait bien orga­ni­sée [1] ce qui, en soi, repré­sen­tait un élément posi­tif incontes­ta­ble en sa faveur. A l’époque, je m’en sou­viens, l’éditeur de l’heb­do­ma­daire le qua­li­fiait volon­tiers de pré­ten­tieux, « bouffi d’orgueil », etc., sans m’impres­sion­ner pour autant. Il le disait aussi très cri­ti­que à l’égard de son col­lè­gue M. Usher Assouan, accré­dité auprès de l’Organisation des Nations unies.

Je connais­sais aussi cer­tains détails de sa bio­gra­phie. Ainsi, né le 5 mai 1934 [2], il avait obtenu un diplôme uni­ver­si­taire en France. A son retour, en 1959, il avait été nommé, pour une

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