La succession d’Houphouët-Boigny
Annexe4 : Mes démêlés avec le Président Houphouët-Boigny

MES DEMELES AVEC
LE PRESIDENT HOUPHOUET-BOIGNY


Mes deux précédents ouvrages consacrés à la Côte-d’Ivoire continuent de provoquer, me dit-on, l’ire du président ivoirien : il se refuse toujours à accepter le rappel de faits, et la publication de documents inédits, confidentiels ou ignorés, susceptibles de mettre en doute l’ensemble de la thèse officielle, aseptisée, des événements. Il n’accepte surtout pas que ce soit un ancien collaborateur, donc un témoin, voire un acteur [1], qui le fasse. D’où la multiplication de ses tentatives destinées soit à redonner du lustre à sa propre version des événements, soit à jeter le discrédit sur l’auteur et par là sur la fiabilité de sa description de la réalité ivoirienne. Les péripéties de ce combat du président Houphouët-Boigny pour le triomphe de sa version des événements face à l’auteur, valent la peine d’être résumées ici. D’autant que ce récit est susceptible de mettre en relief certains traits de caractère du Chef de l’Etat ivoirien.

Certes, le président Houphouët-Boigny se devait de riposter, de tenter de nier la réalité des faits exposés dans mes livres. Je le savais et le regrettais. Je ne pouvais toutefois imaginer que cela prendrait une telle ampleur.

La première ébauche d’une contre-attaque apparaît dans la livraison du 9 décembre 1982 de Fraternité Matin : en bandeau, en première page, un communiqué du ministre de l’Information annonce la décision du Président « de publier ses mémoires au cours de
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