Conseiller du Président Diori
Postface

Cet ouvrage était à l’impression quand j’eus à faire face à une campagne de presse orchestrée de toute évidence par Abidjan. Elle venait confirmer la persistance de la hargne du président Houphouët-Boigny à mon égard, et dont j’avais cité quelques échantillons au début de cet ouvrage.

Hargne certes, mais aussi esprit de suite remarquable touchant à l’obsession. Cela fait dix-sept ans que j’ai présenté ma démission de conseiller, au Chef d’État ivoirien ; dix-sept ans que je n’ai pas mis les pieds en Côte d’Ivoire ; dix-sept ans durant lesquels mon intérêt pour ce pays ne s’est exprimé qu’à travers deux livres consacrés à la politique africaine et à la politique intérieure du président Houphouët-Boigny.

Par une coïncidence aussi curieuse que caractéristique, le lancement de cette campagne se situe au lendemain du succès de la droite aux élections législatives du 16 mars 1986, en France. Qu’on en juge.

Vingt-quatre heures avant la formation du gouvernement de M. Chirac, un ancien officier de police devenu journaliste me demandait une entrevue pour discuter de mon “action déstabilisatrice en Côte d’Ivoire”. Le lendemain, un officier de gendarmerie parmi les plus célèbres, se présentait aussi comme journaliste pour m’entretenir du même sujet. Quarante-huit heures encore et paraissait dans le “Journal du Dimanche” du 23 mars 1986 un article intitulé “Foccart de retour” me qualifiant de “plus farouche adversaire d’Houphouët-Boigny” , et laissant entendre que “le gouvernement Chirac” s’intéresserait très bientôt à ma modeste personne (Annexe A). Cet intérêt inusité m’a amené à rétablir les faits, à savoir que j’avais été conseiller du Président de la Côte d’Ivoire, poste dont j’avais démissionné parce qu’hostile à sa politique pro-biafraise, et que je m’étais limité à écrire deux ouvrages de caractère historique, consacrés à la Côte d’Ivoire (Annexe B).

Le 6 avril, le “Journal du Dimanche” publiait une “Précision” du ministère ivoirien de l’Information (Annexe C). Contre toute logique, on y dément des vérités avérées, démontrées tout au

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