Abdoulaye Diori (qui vit aujourd’hui à Abidjan, où le Vieux a « mis ses moyens à la dis­po­si­tion de ses anciens amis ») en rela­tion avec Kadhafi ? Et voilà l’accu­sa­tion capi­tale : après la chute de Diori, il serait allé en Nigeria recru­ter des volon­tai­res pour la Légion isla­mi­que du colo­nel. Renseigné, Seyni Kountché, qui s’apprê­tait à accep­ter la libé­ra­tion d’Hamani Diori, a alors informé Houphouêt _qui la lui deman­dait_ que Diori res­te­rait où il était. À Abidjan, on com­mente avec une véri­ta­ble satis­fac­tion la « res­pon­sa­bi­lité » de Batmanian dans la « chute » de son ancien ami. Il est vrai que s’il n’a pas remis les pieds en Afrique fran­co­phone depuis 1974, Batmanian fait encore aujourd’hui de fré­quents aller-retour en Nigeria où il a plu­sieurs entre­pri­ses.

Message On ima­gine aisé­ment avec quel amer­tume les Ivoiriens ont vu ensuite Baulin, arrivé en France, sou­te­nir brillam­ment à la Sorbonne sa thèse sur la Côte d’Ivoire, et obte­nir, sous le gou­ver­ne­ment socia­liste, une natu­ra­li­sa­tion qu’Houphouët qua­li­fie d’ « indi­gne » ! La France d’où Batmanian, c’est bien ce qu’on lui repro­che a pour­suivi ses « actions néfas­tes. »
Apparaissent d’autres acteurs, en rela­tion avec l’écrivain, et cou­pa­bles, selon nos inter­lo­cu­teurs, de l’avoir suivi dans son entre­prise de déni­gre­ment de la Côte d’Ivoire. Gens de plumes eux aussi, tel Gilbert Comte, jour­na­liste auquel on repro­che de s’être appuyé sur un rap­port attri­bué au F.M.I _et fourni par Mohamed Diawara, devenu grand adver­saire de Konan Bédié_ pour tracer un tableau plutôt sombre de la situa­tion économique du pays. Un geste que le pré­si­dent Houphouët-Boigny juge « dis­cour­tois », ce qui dans sa bouche signi­fie beau­coup de choses. Même obser­va­tion pour ce qui concerne Michel lam­bi­net, rédac­teur de la « Lettre d’Afrique », à qui la rumeur prête des liens étroits avec les « réseaux » Foccart. Le per­son­nage, intro­duit par Baulin, dit-on, s’est vu reti­rer, dans un acte sans pré­cé­dent, sa natio­na­lité ivoi­rienne, par décret.
Il y a donc une affaire Baulin. Que

<< 1 2 3 4 5 >>
Creative Commons License Fonds d’archives Baulin (http://www.fonds-baulin.org), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par l'Atelier du code et du data, chantier d'insertion numérique