Conseiller du Président Diori
Annexe F
« Le Quotidien de Paris » des 3-4 mai 1986 publie ma réponse à l’article paru dans sa livraison du 8 avril.

DROIT DE RÉPONSE

À la suite d’un arti­cle de Jean-Marc Kalflèche, paru dans le Quotidien de Paris du 8 avril, sous le titre « France / Côte d’Ivoire : Une mys­té­rieuse affaire », Jacques Batmanian nous prie de bien vou­loir publier, dans le cadre de son droit de réponse, la mise au point sui­vante :
« Cet écrit me heurte d’où la néces­sité d’une mise au point. Contrairement aux asser­tions de votre rédac­teur :
— le retour de Jacques Foccart ne « m’inquiète » ni ne « me révolte ». Son retour, dans le cadre de l’alter­nance démo­cra­ti­que, me paraît normal.
— je n’ai jamais consi­déré M. Bédié, le suc­ces­seur dési­gné du pré­si­dent Houphouët-Boigny, comme ma « cible prin­ci­pale », ni d’ailleurs comme une cible secondaire, ou ter­tiaire ; je l’ignore pres­que dans mes livres. De même, je n’ai jamais col­la­boré, en quoi que ce soit, avec Mohammed Diawara.
— c’est à la demande expresse, orale puis écrite, de M. Bédié, alors minis­tre des Finances, que j’étais inter­venu auprès d’Ottawa _il y a 18 ans_ pour obte­nir un don de blé, port payé. Il a changé d’atti­tude devant la mani­fes­ta­tion de déplai­sir de paris et du pré­si­dent Houphouët-Boigny.
— je n’ai jamais par­ti­cipé à aucune tran­sac­tion com­mer­ciale, de quel­que nature que ce soit, en Côte d’Ivoire ou au… Canada. J’ai démis­sionné de mon poste de conseiller d’Houphouêt-Boigny à cause de sa poli­ti­que de sou­tien au Biafra. Ma lettre de démis­sion, datée du 23 avril 1969, en fait foi.

En fait, si Abidjan sou­lève publi­que­ment, en les défor­mant, des pro­blè­mes vieux de deux décen­nies, si ma modeste per­sonne exerce « une inci­dence pour le moins fâcheuse sur les rela­tions franco-ivoi­rien­nes », M. Kalflèche en connaît la raison pro­fonde, même s’il n’en souf­fle mot dans son arti­cle : mes deux der­niers livres inti­tu­lés :

« La poli­ti­que afri­caine d’Houphouët-Boigny » (1980)

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